De Guardiola à Matarazzo : qui sera le prochain sélectionneur des États-Unis ? Et pourquoi la France doit s’y intéresser

Prochain sélectionneur des États-Unis : Pep Guardiola sur le banc de touche

Le prochain sélectionneur des États-Unis reste une inconnue totale, et le nom de Pep Guardiola circule déjà dans les couloirs de la fédération américaine. Quatre jours après la défaite 4-1 contre la Belgique en huitièmes, l’avenir de Mauricio Pochettino n’est toujours pas tranché. Officiellement, U.S. Soccer prêche la patience : du repos, de la réflexion, pas de décision à chaud. Officieusement, le cycle 2030 a déjà commencé. Et pour l’Équipe de France, ce n’est pas un dossier lointain : les Bleus croiseront très probablement cette sélection américaine lors des prochaines fenêtres amicales et à la Coupe du Monde 2030, où les États-Unis arriveront avec une génération arrivée à maturité.

Pochettino part ou reste ? La question qui bloque tout

Mauricio Pochettino n’a pas démissionné, et U.S. Soccer ne l’a pas limogé : voilà l’état exact du dossier. L’Argentin, arrivé en 2024 avec un contrat courant jusqu’en 2026, a mené les États-Unis jusqu’aux huitièmes de finale avant de tomber 4-1 face à la Belgique. Un résultat conforme aux attentes, ni un désastre ni un exploit — et c’est précisément ce qui rend la décision si compliquée.

Le raisonnement de la fédération est simple : personne ne veut trancher dans l’émotion. Mais chaque semaine de flottement coûte cher. Les meilleurs entraîneurs disponibles sur le marché ne restent pas disponibles longtemps, et un cycle de quatre ans se construit dès le premier rassemblement de septembre, pas en janvier.

Pep Guardiola aux États-Unis : fantasme ou dossier réel ?

Pep Guardiola n’a jamais entraîné de sélection nationale, et il a répété à plusieurs reprises que l’idée l’intéressait pour la fin de sa carrière. Son contrat à Manchester City court jusqu’en 2027, ce qui tomberait parfaitement en début de cycle 2030. Le Catalan vit aux États-Unis une partie de l’année et connaît déjà le marché nord-américain.

Le problème n’est pas l’envie, c’est la structure. Guardiola travaille avec des joueurs qu’il voit tous les jours ; une sélection lui offre dix jours par an. Les fédérations qui ont recruté des mégastars du banc (le Brésil avec Ancelotti, l’Angleterre avec Tuchel) ont montré que le pari est possible — mais aussi qu’il coûte très cher et n’achète aucune garantie.

Matarazzo, Schmetzer : l’option américaine assumée

Pellegrino Matarazzo est le nom qui monte. Américain, formé en Allemagne, passé par Stuttgart et Hoffenheim, il coche toutes les cases d’un projet de développement : il parle la langue du vestiaire américain, il connaît la Bundesliga où évoluent plusieurs internationaux US, et il coûte une fraction du prix d’un Guardiola.

Brian Schmetzer, lui, représente la voie MLS : légende des Seattle Sounders, champion, respecté par les joueurs locaux. Son profil rassure une partie de la fédération qui estime que la sélection américaine a besoin d’identité, pas d’une signature marketing. Le débat interne oppose exactement ces deux visions : star mondiale ou bâtisseur maison.

Ce que ça change pour l’Équipe de France

Les Bleus vont recroiser les États-Unis, et le style du prochain sélectionneur américain déterminera à quoi ressemblera cette opposition. Une sélection dirigée par Guardiola chercherait à garder le ballon face à la France — un choix suicidaire ou génial selon les jours. Une sélection dirigée par Matarazzo ou Schmetzer jouerait bas, compact, en transition : exactement le type de bloc qui a le plus dérangé la France ces dernières années.

Le cycle 2030 se disputera au Maroc, en Espagne et au Portugal, avec un match d’ouverture prévu en Amérique du Sud. Les États-Unis y arriveront avec une génération née autour de 2005 arrivée à pleine maturité. Pour Didier Deschamps ou son successeur, ce n’est plus un adversaire de préparation : c’est un rival de tableau final.

FAQ

Pochettino est-il toujours sélectionneur des États-Unis ?

Oui, à ce jour. Il n’a ni démissionné ni été limogé après l’élimination 4-1 face à la Belgique. U.S. Soccer a annoncé vouloir prendre le temps de la réflexion avant toute décision sur le cycle 2030.

Pep Guardiola peut-il vraiment entraîner une sélection nationale ?

C’est possible mais pas imminent. Son contrat avec Manchester City court jusqu’en 2027. Il a lui-même évoqué l’idée d’entraîner une sélection en fin de carrière, sans jamais s’engager sur une destination précise.

Qui est Pellegrino Matarazzo ?

Un entraîneur américain de 48 ans, formé en Allemagne, qui a dirigé Stuttgart puis Hoffenheim en Bundesliga. Son double profil américano-allemand et sa connaissance des joueurs US expatriés en font un candidat crédible et abordable.

Pourquoi les États-Unis ont-ils été éliminés en 2026 ?

La sélection américaine est tombée 4-1 contre la Belgique en phase à élimination directe, après avoir passé la phase de groupes. Une sortie conforme aux attentes pour un pays hôte, mais jugée décevante au regard des ambitions affichées.

Quand la décision sera-t-elle prise ?

Aucune date officielle n’a été communiquée. La fédération veut agir avant le rassemblement de septembre 2026 pour ne pas perdre le premier trimestre du cycle 2030.

By sasha

Sasha est rédacteur football et analyste de matchs pour la Coupe du monde 2026. Spécialiste des tactiques, de la forme des équipes et des marchés de paris, Sasha décrypte chaque match, les compositions probables et les cotes pour aider les lecteurs à suivre le tournoi avec un vrai avantage.

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