
La finale de la Coupe du Monde 2030 se jouera-t-elle à Casablanca plutôt qu’à Madrid ou Barcelone ? La FIFA a formellement démenti ce 6 août les informations du quotidien britannique The Times, qui affirmait que Gianni Infantino aurait promis au Maroc l’organisation du match le plus regardé de la planète, en échange d’un soutien public à sa présidence. Le président de l’instance mondiale, actuellement en déplacement au Maroc, se trouve sous pression, plusieurs voix réclamant son départ. L’affaire touche directement un tournoi que le public français attend déjà avec impatience : un Mondial du centenaire réparti sur trois continents.
Ce que rapporte The Times
Selon The Times, Gianni Infantino aurait proposé au Maroc le droit d’accueillir la finale de la Coupe du Monde 2030 au nouveau stade Hassan II de Casablanca. La contrepartie évoquée par le journal britannique : un soutien public du Royaume au président de la FIFA, à un moment où les appels à sa démission se multiplient et où les voix africaines pèsent lourd dans l’équilibre électoral de l’institution.
Aucun élément public ne permet à ce stade d’étayer ce scénario : il s’agit d’informations de presse, non d’une décision officielle. Le choix du stade de la finale n’a jamais été annoncé par la FIFA, qui n’a communiqué ni calendrier ni critères définitifs pour cette attribution. Toute affirmation présentant Casablanca comme ville hôte de la finale relève donc, aujourd’hui, de la spéculation.
La réponse officielle de la FIFA
La FIFA a réagi en rejetant catégoriquement ces accusations, estimant qu’aucun marchandage n’a été conclu autour de l’attribution de la finale 2030. L’instance rappelle en substance que la désignation des stades relève d’un processus interne et non d’un arrangement bilatéral conclu au détour d’un déplacement présidentiel.
Ce démenti intervient dans un contexte particulier : Infantino se trouvait au Maroc au moment de la publication de l’article, ce qui a nourri la lecture faite par The Times. Pour la FIFA, la coïncidence de calendrier ne vaut pas preuve, et l’organisation entend dissocier la tournée institutionnelle de son président des décisions sportives et logistiques du Mondial 2030.
Casablanca contre l’Espagne : la bataille pour la finale
Le Maroc coorganise la Coupe du Monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal. Trois pays, donc trois candidatures possibles pour la finale, et une rivalité qui s’annonce féroce entre le futur stade Hassan II de Casablanca, présenté comme l’une des plus grandes enceintes du monde, et les mastodontes espagnols que sont le Santiago Bernabéu et le Camp Nou, tous deux sortis d’une rénovation lourde.
L’enjeu dépasse le symbole. Accueillir une finale de Coupe du Monde, c’est capter une audience mondiale, des retombées touristiques massives et une vitrine diplomatique de plusieurs milliards. Pour le Maroc, ce serait une première historique sur le continent africain, aucune finale de Mondial n’ayant jamais été disputée en Afrique — pas même en 2010, quand l’Afrique du Sud avait accueilli le tournoi et sa finale à Johannesbourg.
Pourquoi la France suit ce dossier de très près
Le football français est directement concerné par la montée en puissance marocaine. La Ligue 1 est depuis des années un couloir de formation et de rayonnement pour les internationaux marocains : Achraf Hakimi, capitaine offensif du Paris Saint-Germain sur son côté droit, en est le visage le plus visible, et plusieurs Lions de l’Atlas sont passés par les clubs français avant de rejoindre les grands championnats européens.
Il y a aussi le rendez-vous sportif. Les Bleus disputeront d’abord la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord avant de se projeter sur 2030, où une génération renouvelée devra composer avec un tournoi éclaté entre l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Amérique du Sud. Une finale à Casablanca placerait les supporters français à moins de trois heures de vol de l’événement, un scénario logistiquement bien plus favorable qu’un déplacement transatlantique.
2030, un Mondial du centenaire éclaté sur trois continents
La Coupe du Monde 2030 marquera le centenaire de la compétition, née en Uruguay en 1930. Pour honorer cet anniversaire, trois matchs d’ouverture se joueront en Amérique du Sud avant que le tournoi ne bascule vers l’Espagne, le Portugal et le Maroc, qui accueilleront l’écrasante majorité des rencontres et la phase finale.
Ce format inédit, avec six pays hôtes et deux hémisphères, complique évidemment la désignation du stade de la finale : elle se jouera en Europe ou en Afrique du Nord, mais la FIFA n’a rien tranché publiquement. Tant qu’aucune annonce officielle ne tombe, Casablanca, Madrid et Barcelone restent toutes trois candidates crédibles.
FAQ
La FIFA a-t-elle vraiment promis la finale 2030 au Maroc ?
Non, rien n’est confirmé. The Times a rapporté qu’Infantino aurait fait cette proposition, mais la FIFA a démenti ces informations. Aucune décision officielle sur le stade de la finale 2030 n’a été annoncée.
Quels pays organisent la Coupe du Monde 2030 ?
L’Espagne, le Portugal et le Maroc accueillent l’essentiel du tournoi. Trois matchs d’ouverture se dérouleront en Amérique du Sud pour célébrer le centenaire de la compétition, née en Uruguay en 1930.
Où pourrait se jouer la finale ?
Deux options dominent : le nouveau stade Hassan II de Casablanca, au Maroc, et les grandes enceintes espagnoles rénovées, le Santiago Bernabéu à Madrid et le Camp Nou à Barcelone. La FIFA n’a pas tranché.
Pourquoi Infantino est-il sous pression ?
Plusieurs voix au sein et autour de la FIFA réclament son départ. C’est dans ce climat que The Times évoque un possible échange de soutiens politiques avant les prochaines élections de l’instance.
Une finale de Coupe du Monde a-t-elle déjà eu lieu en Afrique ?
Oui, en 2010 : l’Afrique du Sud a organisé le tournoi et la finale s’est jouée au Soccer City de Johannesbourg. Une finale à Casablanca serait en revanche une première pour l’Afrique du Nord.