
Vingt-quatre matchs en un peu plus de deux semaines. C’est le marathon avalé par Gianni Infantino depuis le coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026. Selon une enquête de BBC Verify et BBC Sport, le président de la Fifa a enchaîné 27 vols à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique, cumulant des milliers de kilomètres en avion. Le hic ? Dans sa propre stratégie « durabilité et droits humains », la Fifa promettait de « jouer son rôle » sur le climat. Et pour les supporters des Bleus, une question reste en suspens : combien de matchs de la France le patron du foot mondial a-t-il réellement vus en tribunes ?
27 vols en deux semaines : le marathon aérien d’Infantino
Gianni Infantino a assisté à 24 matchs en un peu plus de deux semaines, soit une moyenne de plus d’un match par jour, en se déplaçant constamment entre les 16 villes hôtes de la Coupe du Monde 2026. BBC Verify et BBC Sport ont suivi un jet privé lié à la Fifa et au président, retraçant 27 vols à travers les trois pays organisateurs.
Le format élargi à 48 équipes complique encore l’équation. Avec une phase de groupes plus longue que jamais et des stades répartis sur tout le continent nord-américain, suivre l’ensemble des rencontres impose un rythme logistique hors norme. Du Mexique à New York, du Canada à la Californie, le calendrier impose des sauts de plusieurs heures de vol entre deux coups de sifflet.
Les promesses climatiques de la Fifa rattrapées par les faits
Le paradoxe est frappant : dans sa stratégie 2026 sur la durabilité et les droits humains, la Fifa affirme noir sur blanc être « engagée à jouer son rôle » sur le climat. Or, multiplier les vols en jet privé pour assister à des matchs reste l’un des modes de transport les plus émetteurs de CO2 par passager.
Plusieurs ONG environnementales pointent depuis des années l’empreinte carbone des grandes compétitions, et l’organisation d’un Mondial sur trois pays gigantesques amplifie mécaniquement les distances parcourues. Le voyage du président devient ainsi un symbole : celui de l’écart entre les engagements affichés et la réalité opérationnelle d’un tournoi pensé à l’échelle d’un continent.
Et les Bleus dans tout ça ? Le suivi de la France par la Fifa
Pour les supporters français, la vraie question est ailleurs : la France, placée dans le Groupe I face au Sénégal, à l’Irak et à la Norvège, a-t-elle bénéficié de la présence du président en tribunes ? Historiquement, Infantino privilégie les affiches des grandes nations et les matchs d’ouverture, ce qui place les rencontres des Bleus parmi les déplacements les plus probables de son agenda.
Au-delà du symbole, la présence du patron de la Fifa à un match envoie un signal sur l’importance accordée à une sélection. Pour l’équipe de France, candidate au titre, figurer parmi les 24 matchs suivis par Infantino confirmerait son statut de tête d’affiche de ce Mondial nouvelle formule.
FAQ
Combien de vols Gianni Infantino a-t-il effectués pendant la Coupe du Monde 2026 ?
Selon l’enquête de BBC Verify et BBC Sport, le président de la Fifa a effectué 27 vols en jet privé en un peu plus de deux semaines, pour assister à 24 matchs à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Pourquoi Infantino doit-il autant voyager pendant le Mondial 2026 ?
La Coupe du Monde 2026 se déroule sur trois pays et 16 villes hôtes, avec un format élargi à 48 équipes. Cette dispersion géographique impose de longs déplacements en avion pour assister à plusieurs matchs par jour.
En quoi ces déplacements contredisent-ils les engagements de la Fifa ?
Dans sa stratégie durabilité et droits humains, la Fifa affirme s’engager à jouer son rôle pour le climat. Or les vols en jet privé sont parmi les transports les plus émetteurs de CO2, ce qui crée un contraste avec ces promesses.
Infantino a-t-il assisté à des matchs de l’équipe de France ?
Le président de la Fifa privilégie traditionnellement les affiches des grandes nations. La France évoluant dans le Groupe I, ses rencontres figurent parmi les matchs les plus susceptibles d’avoir été suivis en tribunes.
Quel est l’impact environnemental d’un Mondial à 48 équipes ?
Le format à 48 équipes augmente le nombre de matchs et les distances entre les villes hôtes, ce qui accroît mécaniquement les déplacements aériens des équipes, du staff et des dirigeants, et donc l’empreinte carbone globale du tournoi.