
Cristiano Ronaldo a 41 ans, et pourtant Roberto Martinez l’a encore aligné d’entrée face à la RD Congo. Le verdict ? Un match fantôme, zéro tir cadré, et un débat qui repart comme une rengaine tous les deux ans. La vraie question n’est pas de savoir si le Portugal DOIT le sortir — c’est de savoir si Martinez aura le cran de le faire avant qu’il ne soit trop tard. Et franchement, en France, on connaît la chanson.
Pourquoi Martinez n’ose pas écarter Ronaldo
Roberto Martinez refuse de toucher à Cristiano Ronaldo parce que le capitaine reste le visage du projet portugais, pas parce que ses jambes suivent encore le rythme. Contre la RD Congo, le quintuple Ballon d’Or a touché peu de ballons utiles et n’a quasiment pas pesé dans le jeu. Le problème ? Tant qu’il porte le brassard, le sélectionneur préfère gérer l’ego d’une icône plutôt que d’assumer une décision impopulaire.
C’est là que ça coince. Un sélectionneur qui n’ose pas hiérarchiser sur le mérite finit par bâtir son onze autour d’un statut, pas d’une forme. Le Portugal a les attaquants pour faire mal — Rafael Leão, João Félix, Gonçalo Ramos — mais Ronaldo verrouille la pointe par défaut. Combien de tournois faudra-t-il encore gâcher avant que la question soit tranchée à froid ?
Ce que la France a déjà vécu avec ses légendes
La France a appris dans la douleur qu’une légende vieillissante peut coûter un tournoi si on la garde par sentiment. Didier Deschamps n’a jamais eu peur de couper court : Karim Benzema, les cadres de 2018, les choix forts sur le banc en 2022 — le sélectionneur tricolore tranche quand le rendement baisse, même si ça fait grincer des dents. C’est exactement la lucidité qui manque aujourd’hui à Martinez.
Et pour les Bleus, le cas Ronaldo est un avertissement autant qu’une opportunité. Si le Portugal traîne un attaquant de 41 ans en pointe, c’est une faille tactique qu’une équipe comme la France peut exploiter en transition. Mais c’est aussi un miroir : Deschamps devra un jour faire ce choix avec ses propres cadres. La différence, jusqu’ici, c’est qu’il l’a toujours fait à temps.
Portugal – Ouzbékistan : le prochain test grandeur nature
Le match contre l’Ouzbékistan dira si Martinez a tiré les leçons du fiasco face à la RD Congo, ou s’il continuera de protéger son capitaine. Un Ronaldo titulaire et de nouveau effacé, et le débat deviendra ingérable jusqu’en phase finale. Le sélectionneur peut faire tourner, lancer Leão ou Ramos d’entrée, et voir si l’attaque portugaise respire enfin.
Pour les supporters français qui scrutent les concurrents au titre, ce rendez-vous est révélateur. Un Portugal bridé par le poids du passé reste battable ; un Portugal libéré peut redevenir un cauchemar pour les Bleus en phase à élimination directe. Tout dépend du courage d’un seul homme sur le banc — et l’histoire dit qu’il ne tranchera pas tant qu’il pourra l’éviter.
FAQ
Pourquoi Ronaldo est-il toujours titulaire à 41 ans ?
Parce que Roberto Martinez le considère comme le leader et le visage du Portugal, davantage pour son statut et son poids dans le vestiaire que pour son rendement actuel sur le terrain.
Le Portugal devrait-il écarter Cristiano Ronaldo ?
Le Portugal n’est pas obligé de le sortir totalement, mais beaucoup d’observateurs estiment que Martinez doit apprendre à le faire débuter sur le banc dans certains matchs pour libérer une attaque plus jeune et plus mobile.
Quand joue le Portugal son prochain match ?
Le Portugal affronte l’Ouzbékistan lors de sa prochaine sortie au Mondial 2026, un test qui dira si Martinez ose faire des choix forts en attaque.
En quoi cela concerne-t-il l’équipe de France ?
Le cas Ronaldo est à la fois une faille exploitable pour les Bleus en cas de duel, et un rappel que Deschamps devra un jour trancher avec ses propres cadres vieillissants.
Qui pourrait remplacer Ronaldo en pointe ?
Le Portugal dispose de Rafael Leão, Gonçalo Ramos et João Félix, des profils plus jeunes et plus mobiles capables de dynamiser l’attaque si Martinez décide de faire reposer son capitaine.